Ouverture de mon blogue de recettes

18 janvier 2012

Cette idée me trottait depuis quelques temps déjà, mais tant que je ne me sentais pas prête jusqu’à dernièrement. En effet, on ne peut pas entretenir un blog de recettes si on n’a pas suffisamment pris d’assurance pour faire des expérimentations au gré de mes envies.

Mais cette semaine, je me suis rendue compte que les trois quarts des plats que j’ai cuisinés étaient improvisés, notamment ma salade de quinoa et pois chiches et mon gratin de légumes que j’avais faits lors de mon tout premier lundi sans viande, ainsi que mon roastbeef d’hier soir.

De ce fait, je pense que je suis maintenant prête pour tenir un blogue totalement dédié à mes recettes et donc, de garder ce blog-ci pour tout ce qui n’a pas rapport à la cuisine (geekeries, râleries, etc.), d’autant plus que je ne me sens toujours pas prête pour révéler ce blog-ci au grand jour auprès de la famille, ce qui est d’ailleurs la raison pourquoi je ne le mets pas sur Facebook et que le lien n’y sera pas présent sur le nouveau blog.

Quant à l’hébergement, je n’avais pas envie de tanner l’admin de Servhome avec encore une autre demande d’hébergement pour mettre un blog WP, donc j’ai décidé de passer par Blogger cette fois-ci. Après des tests, je constate que comme créateur de blogs clé-en-main est nettement plus moderne et mieux fait que les blogs de Forumactif, et l’interface (la nouvelle) accote celle de WordPress. De plus, il permet de sauvegarder ses données pour pouvoir les restaurer en cas de crash, chose que les blogs FA ne permettaient même pas.

J’ai donc continué, en le configurant pour mettre les widgets que je veux et les personnaliser, et en personnalisant le thème choisi, notamment en plaçant une bannière faite à partir d’une de mes propres photos que j’ai retouchée avec Gimp.

C’est donc maintenant en ligne, et tout ce qu’il me reste, c’est de cuisiner d’autres recettes et de sortir mon appareil photo à chaque fois.

Voici l’adresse pour y accéder : Pixels de saveurs
(eh oui, il fallait que je fasse un petit clin d’oeil à mon côté geekette, hihi !)

[Recette] Salade-repas de quinoa et pois chiches de MissTux

16 janvier 2012

Puisque j’avais déjà dit dans mon billet précédent que le flexitarisme (végétarisme à temps partiel) faisait partie de mes objectifs santé, j’ai fini par commencer à l’appliquer, en suivant le mouvement Lundi sans viande pour prendre l’occasion de découvrir des nouvelles recettes végétariennes/flexitariennes et ainsi, découvrir de nouvelles saveurs, tout en me pratiquant en cuisine en vue du cours que je veux suivre.

Lors du souper de Noël des Tremblay, ma cousine qui est végétarienne m’a parlé du quinoa, une céréale qui se cuisine comme du riz. J’ai donc acheté un sac de quinoa dans le rayon du vrac au supermarché et je me suis mise à la recherche d’idées. En me rappelant l’explication de ma cousine sur la combinaison légumineuses/céréale complète pour avoir une protéine complète (une régle de base de la cuisine végétarienne), je me suis donc mise à penser à une salade végétarienne combinant le quinoa et des pois chiches. Puisque j’ai beaucoup aimé la salade de couscous que mon frère avait faite pour le souper de famille, je m’y suis donc inspirée, en complétant avec des idées trouvées sur Internet, pour faire ma propre version, avec ce que j’ai dans le frigo. Je l’ai donc fait pour dîner, pour ma mère et moi, et mettons que cette recette va être à refaire certain !

Ingrédients

  • 1 tasse (250ml) de graines de quinoa sec
  • 2 tasses (500ml) d’eau légèrement salée ou de bouillon de poulet/légumes dilué
  • 1/4 tasse (60ml) de persil frais haché
  • 1 boîte de 19oz (540ml) de pois chiches, égouttés et bien rincés.
  • 1 poivron vert en petites lanières
  • 1 tomate italienne coupée en cubes
  • 1/4 de tasse (60ml) d’huile d’olive pressée à froid
  • 2 c. à table (30ml) de jus de citron
  • 2 gousses d’ail, dégermées et hachées finement
  • 1/2 c.à thé (7.5ml) de sarriette séchée

Préparation

  1. Bien rincer les graines de quinoa sous l’eau froide, dans un chinois (passoire à mailles très fines), puis les transférer dans une petite casserole contenant l’eau ou le bouillon de poulet/légumes. Porter à ébullition, puis baisser le feu pour laisser cuire couvert pendant 10 à 15 minutes, jusqu’à ce que le petit anneau se détache des graines. S’il reste encore de l’eau, laisser mijoter à découvert jusqu’à ce que ce soit absorbé/évaporé.
  2. Pendant ce temps, rincer les pois chiches puis les laisser s’égoutter en laissant la passoire les contenant au dessus d’un bol. Couper ensuite le poivron et la tomate et les réserver dans un bol moyen. Hacher ensuite le persil et transférer dans un petit bol.
  3. Mélanger l’huile d’olive, le jus de citron, la sarriette et l’ail, puis y ajouter le persil.
  4. Transférer le quinoa cuit dans un cul-de-poule de taille moyenne, ajouter les pois chiches, puis les légumes, puis la vinaigrette. Mélanger le tout.
  5. Diviser en deux portions.

Suggestion : En préparant la salade la veille, les saveurs auront le temps de se mélanger. Comme autres légumes, vous pouvez ajouter aussi des oignons verts et des olives noires.

Début de mon défi santé de 2012

12 janvier 2012

Ah les Fêtes ! C’est pendant cette période que notre ligne en prend pour son rhume, avec la tourtière, le cipâte, la bûche, les pâtisseries et bien d’autres bonnes choses qui ne sont pas très bonnes pour la ligne. Mais maintenant que les Fêtes sont terminées, c’est le temps d’éliminer ces kilos pris pendant les Fêtes.

Car en effet, je me suis pesée aujourd’hui, pour voir que je suis rendue à 146 livres (66 kilos). Compte tenu de ma taille (4 pieds 11 pouces, ou 1m 50) et du fait que j’ai déjà fait mesurer mon pourcentage de masse graisseuse, je suis que je suis au dessus des 25% que je ne dois normalement pas dépasser, les femmes adultes devant se situer entre 20 et 25% pour être dans le poids-santé. Dans mon cas, pour être certaine d’être dans cette tranche, il faudrait que je sois en dessous des 125 livres (56 kilos).

Avec mon poids actuel, j’ai peu de paires de pantalons qui me font, et ma mère m’a même passé quelques paires, vu qu’elle a pris du poids elle aussi. De plus, j’ai le souffle coupé quand j’attache mes bottes. Bref, je ne me sens pas confortable.

Mon plan pour mon défi santé

Je ne sais pas du tout si ma mère comptait retourner à Belle et Mince, mais j’ai tout de même fait un plan pour pouvoir éliminer tranquillement ces kilos en surplus :

  • Limiter les sucreries (chocolat, gâteaux) à maximum une ou deux fois par semaine, en privilégiant les fruits et produits laitiers pour le dessert et les collations.
  • Limiter la comsommation d’alcool à une ou deux par semaine (et justement ces temps-ci je n’ai pas le goût de prendre une « tite frette »).
  • Ne pas manger de féculent au souper, question d’éviter de me surcharger.
  • Me lever plus tôt, pour pouvoir prendre mes trois repas par jour.
  • Essayer de nouvelles recettes, en essayant de temps à autres une recette végétarienne ou flexitarienne, puisque je compte adopter le flexitarisme comme mode de vie à moyen terme.

À partir de ce plan, je viens donc de faire une épicerie de fruits et légumes, surtout qu’après un ménage dans le frigo, il ne restait plus que trois oranges dans le tiroir à fruits, et qu’il ne restait ni tomate, ni poivron, ni concombre, ni courgette, ni carottes. Et puisque j’avais déjà deux idées de recettes à essayer (dont une soupe aux lentilles), j’ai aussi acheté quelques ingrédients qui manquaient pour les faire, et j’ai aussi acheté un sac de quinoa dans le vrac, après que ma cousine m’en ait parlé.

Bref, sans pour autant suivre strictement un régime en particulier, ces changements vont déjà aider beaucoup pour reprendre la forme.

Quant à l’activité physique, puisque je ne suis pas certaine de pouvoir m’abonner au gym, étant donné ma blessure à la cheville dont j’ai l’impression que je vais devoir payer des séances de physiothérapie pour replacer ça comme il faut. Donc je vais essayer de prendre des marches plus souvent.

J’espère juste que le rhume que je couve depuis ce matin ne va pas trop me claquer…

Mon bilan de l’année 2011, et ce que 2012 me réserve

5 janvier 2012

2011 a fini il y a quelques jours déjà, et comme plusieurs blogueurs, je vais faire un petit bilan de mon année.

Les moins

Autant commencer tout de suite par les points négatifs, afin de garder les bons points pour la fin.

Tout d’abord, j’ai eu une uvéite et une sclérite à l’oeil droit durant une bonne partie de l’été, et l’un des médicaments que je devais prendre faisait que j’ai dû arrêter momentanément le graphisme parce que je devais baisser la luminosité de mon écran et grossir les polices.

Ensuite, lorsque je suis revenue à la maison au milieu de mes vacances au camping, mon gros DD rend l’âme. J’ai cru à ce moment que j’avais perdu une grande partie de mes photos, mais finalement, en fouillant, j’ai découvert que maman les avait sur son DD externe et que j’en avais gravé plus que je ne le pensais. Maintenant, je garde deux copies de sauvegarde : une sur le nouveau DD interne et une sur le DD externe. Et ironie du sort : Une semaine avant le bris, je craignais pour les données… de mes sites puisque Servhome subissait une attaque de spambots pendant que l’admin était en vacances. Il a fallu que je laisse un messages sur son mur Facebook pour demander à ses amis de le contacter d’urgence. J’ai finalement pu terminer de préparer mes sites pour mes vacances avant de partir.

J’avais donc pris l’occasion de faire formater ma partition Windows question d’avoir un XP tout neuf, mais encore une fois, j’ai fini par avoir hâte de retourner sur Ubuntu, à cause des coupures intempestives de XP qui perdurent d’aussi loin que j’ai ce PC que je trouve qu’il fonctionne mieux avec Linux. Et parlant d’Ubuntu, je n’ai pas eu à le réinstaller puisque Boot-Repair m’a permise de restaurer GRUB.

À part de ça, je n’ai pas eu d’autres ennuis de santé ou d’informatique, sauf que j’ai eu plusieurs épisodes d’angoisse durant l’année, que ce soit lors de mon pétage de coche suite à un changement dans une introduction d’un chapitre de mon big-tuto sans me demander mon avis, ou quand j’ai tenté de me remettre à la rédaction de news, où j’accumulais crises d’angoisse par dessus crises d’angoisse. Ou encore une fin de semaine d’aoùt au camping où j’en ai pété une solide parce qu’on critiquait une série satirique que j’aime… la crise m’avait littéralement brûlée.

Les bon points

J’en viens maintenant aux bons points

Au cours des derniers mois, j’ai pris de plus en plus d’assurance en cuisine, et en voyant mon frère suivre le cours et avoir l’air d’aimer ça, j’ai enfin commencé à avoir une idée plus claire de ce que je veux faire : étudier en cuisine, pour réaliser mon rête de petite fille. Il faut d’ailleurs que je m’inscrive ce mois-ci pour que je puisse entrer en septembre.
J’ai donc cuisiné davantage que les années précédentes :

  • En avril, j’ai cuisiné 6 kilos de boeuf, porc et poulet haché pour ne pas avoir à les jeter, suite au bris du vieux congélateur. J’ai donc fait deux pains de viande au poulet, une grosse chaudronnée de sauce à spaghetti au porc et des pâtés mexicains au boeuf, et on a passé la viande à fondue en raclette.
  • J’ai cuisiné les gâteaux de fête de ma mère, mon frère et mon père
  • J’ai cuisiné plusieurs chaudronnées de soupe, donc certaines selon la recette de mon frère.
  • Et finalement, puisque c’était notre tour de faire le souper de Noël des Tremblay, c’est mon frère et moi qui avions le contrait de cuisine cette fois-ci. J’ai donc cuisiné des desserts tandis que mon frère faisait les entrées et le plat principal.

Même si la version 6 de mon site n’est pas encore en ligne, j’ai quand même pas mal avancé et les plus gros modules sont presque terminés.

Avec la réinstallation de Windows XP, qui avait viré mon GRUB, je me suis enfin décidée à affronter ma peur de remettre les pieds sur Ubuntu-fr. Je n’ai donc maintenant plus peur de poster, mais j’interviens beaucoup moins qu’avant.

J’ai aussi trouvé quelques Linuxiens de ma région, bien que j’aie eu quelques difficultés, notamment en ayant mis en place trop hâtivement un forum pour regrouper, et en ayant eu quelques difficultés avec l’un d’eux, car les questions sur des trucs personnels dès le premier jour, ça me déroute assez et ça me fait paniquer et paranoyer (cf. mon billet précédent). Je n’ai su que par après qu’il a le syndrome d’Asperger même si j’avais déjà quelques doutes.

J’ai finalement eu le courage de m’inscrire sur Facebook pour me rapprocher de la parenté. Par contre, ça m’a pris plus de temps pour ajouter certains d’entre eux, par crainte de réactions surprotectrices.
Je me suis aussi inscrite sur Twitter et G+.

Je peux aussi maintenant dire que je suis impliquée dans le développement d’un logiciel libre, puisque dixy et moi venons de mettre la main sur une copie des sources de Connectix Boards 1.0 pour pouvoir continuer le développement, même si ça devait se faire sans Martin. D’ores et déjà, il y a beaucoup de boulot à faire, notamment avec l’arrêt du support PHP4, qui permet du coup d’utiliser PDO pour la gestion des données.

Ensuite, j’ai enfin créé mon premier MOD phpBB3, dans le but de participer au MOD Contest #5 de phpBB-fr.com, et j’ai eu la surprise d’apprendre que je l’ai remporté. Maintenant, il me reste à mettre mon MOD à jour et corriger les erreurs avant de le faire valider pour la première fois.

Et finalement, l’année a fini en beauté, avec ma deuxième place dans le top 5 des Auteurs de Styles de l’année, sur phpBBHacks.com !

Ce que réserve 2012

J’espère juste que cette année ne sera pas le reflet de la manière que ça a commencé, puisque le lendemain du jour de l’An (qui était aussi mon anniversaire), je me suis foulé la cheville droite parce que je n’avais pas vu la chaussure qui traînait au milieu du palier des escaliers. Heureusement que la foulure n’était pas sévère puisque je pouvais quand même marcher, mais en boitant. Et j’espère juste ne pas avoir à faire de la physio, comme la dernière fois, car quand une foulure guérit mal, on reste avec une douleur en faisant certains mouvements et dans ce cas, on doit faire des séances de physiothérapie pour replacer ça.

Pour la nouvelle année, voici ce que j’ai comme objectif de faire :

  • Tout d’abord, je veux terminer la version 6 de mon site et le mettre en ligne.
  • Publier mon premier MOD phpBB3, que je dois d’abord mettre à jour
  • Continuer mon big-tuto sur GIMP, et le mettre à jour pour la 2.8.
  • Me débarrasser des poils au menton qui s’étaient renforcés au fil des arrachages. Pour cela, je suis des séances d’électrolyse depuis quelques semaines.
  • Retourner aux études, en cuisine. Je n’aurai même pas à déménager puisque c’est à 10-15 minutes à pied de la maison.
  • J’espère avoir enfin le courage de me lever plus tôt. Depuis mon uvéite où j’ai eu à me lever tôt pour suivre mon père pour qu’il m’administre les gouttes de cortisone, je suis restée avec une peur de me retrouver toujours bookée l’avant-midi et donc, de ne pas avoir le temps pour bosser sur mes affaires
  • J’espère arriver à m’approcher de mon poids-santé. Je ne demande pas à être super mince, mais juste à pouvoir attacher mes chaussures sans avoir la face qui devient rouge. Je ne compte commencer qu’après le party de Noël de l’Association des handicapés adultes de la Côte-Nord, ce qui va laisser le temps de finir les dernières sucreries que j’ai cuisinées, ainsi que mon gâteau de fête.
  • Je compte avoir le coeur net, à savoir si j’ai un trouble déficitaire de l’attention. Pour cela, je vois le médecin dans une semaine et il se pourrait que je sois référée à un psychiatre. Wait and see.
  • Puisque mon frère vient de débuter une relation avec une camarade du cours de cuisine, je compte faire connaissance avec cette fille, d’autant plus que j’ai su qu’elle trippe pâtisserie et culture jap comme moi. Quand deux belles-soeurs s’entendent, ça ne peut qu’être cool.
  • Et peut-être que quand je vais commencer mes cours de cuisine, ça pourrait cliquer avec un des gars de la classe. Wait and see.
  • Je compte aussi continuer à avancer peu à peu, quant à afficher mes couleurs de geekette sur FB, puisque je viens de commencer à poster des liens vers de la musique jpop de temps à autres. Ainsi qu’à continuer à me battre contre d’autres peurs qu’il me reste. En tout cas, c’est déjà quelque chose que j’aie enfin accepté mon frère dans ma liste.
  • Je ne sais pas encore lequel entre Ubuntu 12.04 et Mint va succéder à mon lynx lucide. Comme le dirait Legault : « on verra »

Guide de survie pour les relations avec moi

29 décembre 2011

Quand on n’a pas de problèmes d’anxiété, on n’a pas de problème à gérer les différentes situation dans une cyber-relation (je ne parle nullement de relation amoureuse, mais plutôt de relation d’amitié ou de relation entre collègues de forum). Or, avec l’anxiété, en particulier l’anxiété sociale, certains aspects deviennent vite très angoissants, surtout si certaines expériences passées y sont à l’origine.

Je fais donc ce petit guide de survie pour que mes contacts sachent en gros à quoi s’attendre avec moi, et les précautions à prendre, d’autant plus que je viens d’accepter mon frère dans mes amis FB et que celui-ci a encore tendance à me couver.

Les informations personnelles

Je vous le dis tout de suite : Je ne poste pas de photos de moi en ligne, sauf sur Facebook où j’en mets assez rarement, à condition que le photo soit bonne. Ayant déjà eu des engueulades sur Internet dans le passé, voire même déjà subi de l’intimidation, je n’ai pas envie de voir mes photos utilisées contre moi, d’autant plus qu’aujourd’hui, c’est assez facile de faire un montage avec Toshop pour se venger de quelqu’un. Évitez aussi les commentaires, même élogieux sur mon physique, car j’ai toujours une crainte de la manière dont ça pourrait être interprété par ma famille, même si vous êtes en couple ! Avec les histoires d’abuseurs, certains dans ma familles sont craintifs et je ne voudrais pas qu’il badtripent pour un truc anodin.

Gare à la curiosité durant les premiers jours

Dans le passé, j’ai déjà bloqué des contacts sur MSN car dès le premier jour de conversations, ils se révélaient assez collants et me posaient pleins de questions. Quand ça m’arrive, je panique et je paranoye, au point de ne plus oser me connecter sur MSN par crainte de me faire bombarder de nouveau… et ça me prend énormément de temps pour me sentir à nouveau à l’aise

N’entre pas qui veut dans ma liste Facebook

Étant donné que j’ai toute ma famille dans ma liste d’amis sur Facebook, je fais doublement attention quant à l’acceptation d’invitations de contacts du net, afin d’éviter autant que possible de me retrouver avec des boulets et des trolls qui pourraient me mettre mal à l’aise devant ma famille, car je me sens encore surprotégée. Et s’il y a quelque chose que je crains le plus, c’est la réaction de ma mère ou, encore pire, de mon frère, dont son TDAH fait qu’il est impulsif, et il peut donc se mettre en maudit si quelqu’un me fait paniquer.
Donc pour les contacts côtoyés par forum ou blog interposé, je n’accepte l’invitation ou n’ajoute un contact que si ça fait au moins 6 mois que je le côtoie sur le net, en dehors de FB.

Les sujets qui fâchent

Ayant déjà subi de l’intimidation et du troll pour ne pas être du même avis (dont le fameux « DégrifféGate » où l’on me trollait après pour avoir pris la défense d’une voisine dont son chat est dégriffé – c’est de là qu’est parti ma phobie de la défense animale et mon cynisme envers ceci), et ayant une tante extrémiste qui juge tous ceux qui ne sont pas de SON avis, je suis restée avec une crainte d’être jugée si vous laissez le moindre commentaire divergente à un de mes goûts, que ce soit parce que j’ai suivi un match du Canadien, ou parce qu’une recette que j’ai partagée contient le mot « margarine » alors que ça se remplace très bien par du beurre. Et maintenant que j’ai finalement eu le courage d’accepter mon frère dans ma liste FB, je crains ces commentaires, pas seulement par crainte d’être jugée, mais aussi par crainte qu’on cherche à me couver et qu’on me dise « Crisse-le dehors de ta liste ! » dès le moindre malaise.

Voici les sujets dont il faut faire très attention avec moi :

  • Cause animale/Végétarisme : Bien que je sois ouverte au végétarisme (je compte l’être à temps partiel dès que je serai en appart), SVP ne venez pas m’écoeurer avec les campagnes anti-viande, anti-fourrure, anti-chasse, anti-pêche ou whatever car j’en ai une sainte phobie de ça !
  • Le « tout-naturel » : Vous n’aimez pas l’aspartame, le MSG, le lait maternisé ou la margarine ? C’est votre droit, chacun est libre de ne pas aimer ce qui est artificiel. Mais même si j’utilise majortairement du beurre dans mes pâtisseries et que je n’hésiterai pas une seconde à allaiter mes enfants, ne venez pas me saouler avec le tout-naturel ! Subir ça de ma tante extrémiste est déjà largement suffisant (même si c’est beaucoup trop à mon avis) !
  • Le hockey : Je suis plus ou moins le Canadien de Montréal et le Drakkar de Baie-Comeau. Mais si vous n’aimez pas le hockey, ne venez pas polluer mes statuts FB où je me réjouis d’une victoire du Canadien ou du Drakkar, avec vos « Le hockey c’est nul ! » ! J’ai déjà eu à retirer un statut FB suite à un cas de figure de ce genre car j’étais totalement paniquée, non seulement par sentiment d’être jugée, mais aussi par crainte de la réaction de la famille !
  • Évitez le troll anti-Linux : Pour avoir déjà été confrontée à quelqu’un qui ne jurait que pour Microsoft, au point de refuser obstinément de laisser Internet Explorer même quand sa machine est bourrée de bestioles qui font tout lagger, et au point d’essayer de m’évangéliser en cherchant toutes les petites bêtes possibles contre les serveurs LAMP, j’ai juste une chose à dire : Évitez d’essayer de m’évangéliser ! Je respecte ceux qui utilisent Windows, alors respectez mon choix d’utiliser des logiciels libres !!
  • Mes contacts et lieux que je fréquente : Vous avez une dent contre un de mes contacts ? Vos problèmes avec lui ne sont pas les miens, donc ne venez pas me saouler avec vos problèmes et ne me forcez pas à être de votre avis ! Par exemple vous avez eu des problèmes sur phpBB-fr.com ? J’y suis un membre régulier donc évitez les pointes quand vous discutez avec moi ! Vous pouvez toutefois dire « je n’ai pas eu une bonne expérience » et ça passera bien, car autrement, ça me donne l’impression que vous me jugez parce que je fréquente cette communauté.

Voilà, je pense que c’est pas mal tout. Si d’autres idées me viennent, je les ajouterai dans mon billet.

Petits trucs pour passer les surplus de pâtisserie

29 décembre 2011

Il peut arriver en pâtisserie que l’on se retrouve avec des retailles et des surplus. Au lieu de les jeter, on peut les utiliser en improvisant des petites recettes passe-partout.

Avec les retailles de pâte brisée

Vous n’avez pas assez de pâte pour faire une tarte ou ça ne vous tente pas d’en faire une avec les retailles de pâte brisée ? Faites des pets de soeur ! Ces biscuits roulés à la cassonade se font en un rien de temps si on a de la pâte déjà prête à utiliser !

Cela est assez simple à faire et ça ne requiert pas de mesure ! Tout d’abord, préchauffez le four à 350°F. Si vous avez un four à convection et que vous êtes déjà en train de cuire quelque chose à cette température tout en ayant une étage de libre, vous n’aurez même pas besoin d’attendre la fin de la cuisson de son contenu !

Ensuite, façonnez une boule de pâte avec les retailles, puis abaissez-la à 6mm d’épaisseur tout en vous assurant de former un rectangle. Au pinceau, badigeonnez la surface de beurre à température ambiante ou de margarine. Étendez ensuite de la cassonade (sucre brun) sur la surface, puis saupoudrez d’un peu de cannelle.

Enroulez ensuite le tout pour former un rouleau, puis taillez-le en tranches d’un centimètre d’épaisseur que vous déposerez ensuite sur une plaque graissée. Faites-les cuire au four pendant 20 à 25 minutes.

Voilà un dessert simple et rapide à réaliser avec les retailles ! J’en ai d’ailleurs fait après que mon frère ait fait ses pâtés au saumon puisqu’il nous a resté une bonne boule de retailles et ça me ferait bien chier d’avoir à les jeter.

Avec un surplus de chocolat fondu

Vous avez fait fondre trop de chocolat pour vos boules au chocolat ? Avec des céréales en gros flocons dans le style Corn Flakes ou Frosted Flakes, vous pouvez faire de délicieuses roses des sables au chocolat !

Vous n’avez qu’à envoyer des flocons de céréales dans le chocolat fondu, brasser le mélange pour que les céréales soient bien enrobées. Ensuite, avec une cuillère, vous déposez des petits tas sur une plaque tapissée de papier ciré, puis vous laissez ça refroidir. N’hésitez pas à réfrigérer au besoin pour durcir le chocolat davantage.

Voilà une petite douceur chocolatée toute simple à réaliser et de plus, avec des céréales que la majorité d’entre nous avons dans le garde-manger. Vous pouvez bien sûr faire des variantes en utilisant du riz soufflé, des céréales en petits flocons, des raisins secs et des noix !

Ce ne sont que deux exemples d’utilisation de surplus d’ingrédient de pâtisserie. Si d’autres me viennent à l’esprit, je les posterai sur le blogue.

Ishimaru en mode Cuisine de Noël – Le souper de famille

27 décembre 2011

Dans mon billet précédant, je me préparais pour la cuisine d’avant-réveillon, où j’ai finalement fait des biscottis aux noisettes et chocolat au lait, des rochers aux fruits recouverts de chocolat et des roses des sables au chocolat.

Le réveillon est donc passé et nous en sommes maintenant à préparer le souper de famille dont la tradition est que ma mère et ses deux frères font le souper de famille à tour de rôle, ce qui fait un cycle de trois ans. Et cette année, c’était notre tour, mais puisque mon frère étudie pour devenir cuisinier et que j’envisage moi-même d’entrer en cuisine, c’est donc là première fois que c’est la relève, c’est-à-dire ma génération, qui fait l’essentiel de la préparation du repas.

Nous avons donc au fil des mois composé le menu qui sera servi vendredi, en tenant compte des particularités suivantes :
- Mon père est allergique aux crevettes
- Ma marraine (qui est la femme de mon oncle) est allergique aux noix
- Ma cousine est semi-végétarienne, donc exit la viande, elle ne mange que du poisson. Par contre, elle n’est pas regardante sur le bouillon de poule/boeuf.

Alors que mon frère venait de rapporter trois pâtés au poulet de son cours et qu’il pensait les apporter, j’ai alors suggéré l’idée du pâté au saumon, qui sera finalement le plat principal.

Mon frère pensait aussi faire le gâteau au fromage comme celui qu’il a rapporté de son cours, mais il ne retrouve pas la recette. Et puisque la pâtisserie n’est pas son fort, c’est donc à moi que revenait le choix des desserts à préparer.

Voici donc le menu qui sera servi :

Entrée :
- Fondue parmesan maison (pour ceux qui en veulent)
- Soupe à l’oignon gratinée à la bière Rickard’s Dark et au bacon (on n’ajoute le bacon qu’au moment de l’assemblage, donc ma cousine n’en aura pas dans le sien)

Plat principal :
- Pâté au saumon
- Salade de couscous (accompagnement)

Dessert :
- Barres nanaïmos aux cerises (du site Délices & Confessions), version sans noix
- Carrés aux canneberges (du livre « Irrésistibles biscuits »)

Autre :
- Galettes aux bananes et chocolat noir, pour mon cousin et sa femme (du site Recettes du Québec)
- Et quelques gourmandises ayant survécu au réveillon

Donc ce soir, jusqu’à mercredi, l’horaire s’annonce chargée, et autant étaler la cuisine sur trois jours. D’ailleurs, ce soir j’ai fait mes barres nanaïmos pour qu’ils aient le temps de bien réfrigérer. Ensuite, pendant que mon frère va préparer sa salade de couscous, je vais préparer mes carrés aux canneberges, sachant que mon frère n’aura pas besoin du four cette journée-là. Et finalement mercredi, le jour même du souper de famille, je vais commencer par mes galettes pour pouvoir les cuire pendant que le four est encore libre, puisqu’une fois que les pâtés seront dans le four, il n’y aura plus de place ! Je pourrai ensuite aider mon frère pour le reste.

J’ai bien hâte de goûter à tout ça, et surtout que les autres y goûtent ! Et j’ai aussi hâte de revoir la petite poupoune de mon cousin qui n’avait que 4 mois la dernière fois que je l’ai vue ce printemps.

Ishimaru en mode Cuisine de Noël

22 décembre 2011

Après plusieurs épisodes de stress qui s’enchaînaient depuis l’épisode de la news où j’ai fait plusieurs crises d’angoisse (dont deux durant la rédaction), dont la dernière ici, je reviens enfin avec un billet plus léger, avec Noël qui approche.

S’il y a l’une des choses qui sont évoquées par Noël, c’est la bonne bouffe et les gourmandises. Et puisque la cuisine me passionne, j’en fais de plus en plus d’année en année. Puis cette année, après avoir fait les gâteaux d’anniversaire pour ma mère (gâteau noix et érable), mon frère (gâteau marbré avec glace au beurre au chocolat noir) puis mon père (gâteau Oreo enrobé de chocolat, tiré du blog Délices & Confessions), j’ai le goût de m’éclater dans la cuisine de Noël !

Je viens donc de commencer avec des biscottis aux noisettes. J’avais déjà fait la version aux amandes de cette pâtisserie italienne, mais cette fois, j’avais envie de l’essayer en remplaçant les amandes hachées par les noisettes hachées. Puis pendant que j’étais en train de finaliser la pâte avant de faire les deux miches, j’ai décidé, d’un coup de tête, d’ajouter des pépites de chocolat au lait. Après tout, les noisettes et le chocolat vont tellement bien ensemble, donc pourquoi pas ? :P
J’ai donc maintenant un jarre à biscottis qui déborde !

Par la suite, j’envisage de faire des sablés écossais glacés au citron… ou peut-être trempés dans le chocolat ! Et puisque j’ai pas mal de fruits secs ainsi que des noix hachés à passer, je pense aussi à des bouchées au chocolat. Ou encore faire des roses des sable au chocolat, à partir de ce qu’il nous reste de céréales en flocons (Frosted Flakes, All Bran Flakes). Ça va aller selon mon inspiration.

Et finalement, ma mère envisage de faire des sucres à la crème, mais je ne sais pas encore quelle version elle va faire, entre la version du vieux livre de recettes Purity, la version du (beau) Ricardo ou encore la version de mon frère qui était d’ailleurs sa première recette dans le cours de cuisine. Ça reste à voir.

Après le réveillon, il va nous rester le souper de famille de la parenté maternelle, une tradition entre ma mère et ses deux frères qui dure depuis le décès prématuré de mes grand-parents maternels (ma mère a perdu son père à 12 ans, puis sa mère à 18 ans). Puisque cette année, c’est notre tour de préparer le souper, c’est mon frère et moi qui avons le contrat de la préparation du repas puisque mon frère étudie en cuisine et que je suis bonne dans le domaine.
D’ores et déjà, c’est quasi certain qu’on va faire ça :

  • Soupe à l’oignon gratinée à la bière Rickard’s Dark
  • Fondues parmesan
  • Un gros pâté au saumon (bon compromis pour ma cousine qui est semi-végétarienne), ainsi qu’un pâté au poulet pour ceux qui en veulent.
  • Un gâteau au fromage comme celui que mon frère a fait dans son cours.
  • Des galettes aux bananes et au chocolat noir, pour mon cousin et sa femme qui capotent sur ces galettes au point que la fournée ne s’était pas rendue jusqu’à Halifax !

Mais par contre, pour le jour de l’An, puisque ce sera mon anniversaire, je prends un break !

Ma peur des erreurs… commises par moi-même

14 décembre 2011

Après l’épisode stressante de la news sur le SDZ, je pensais avoir du répit…

Bin non ! Cette fois, une autre chose revient me tourmenter.

une erreur qui mène au kernel panic

Dans le passé, il m’est déjà arrivée de tomber dans l’angoisse suite à une gaffe. Car à force de me faire écoeurer à l’école ou de me faire disputer par mes parents pour une connerie, j’en suis venue à ne pas supporter de commettre une erreur. Mais le hic, c’est que j’ai justement tendance à en commettre, soit par excès de confiance en soi (lorsque je pense que tout va bien et que je ne m’attends pas d’en faire), soit par témérité (d’où une partie de mes doutes quant à la possibilité que j’aie un déficit d’attention), ou soit par stress me rendant plus nerveuse dans mes réactions.

Donc à chaque fois, je viens dans tous mes états, car dans ce cas, j’ai l’impression d’avoir l’air nouille, empotée, nulle en social, etc… et je déprime et j’ai juste envie de disparaître pour quelques temps.

et rebelotto

Et justement, en plus que je venais de vivre pas mal de stress avec l’épisode de la news sur le SDZ et la course effrénée pour préparer un package pour corriger une faille dans ConnectixBoards, je ne m’attendais pas du tout à commettre une maladresse envers celui qui se reconnaîtra dans ce billet. Déjà que je voulais prendre une petite pause de tchat car je voulais avancer dans mon code dont je trouvais que ça n’avançait pas très vite, et aussi parce que les vagues de questions me font facilement paniquer (j’ai déjà bloqué quelqu’un dans le passé à cause de ça, mais c’était avant mon diagnostic) car je ne sais pas trop comment gérer ça, faute d’accès à une TCC (thérapie cognitivo-comportementale) pour apprendre à dealer avec les situations sociales. Je voulais donc prendre un peu de recul et me concentrer sur les projets qui sont dans ma todo-list, en plus des préparatifs des Fêtes, pour ensuite revenir plus en forme.

Donc avec l’état d’âme actuel, la possibilité de voir un GULL dans ma région me semble devenir plus incertaine car je suis en plein doute sur ma capacité à gérer les meetings et tout ça, sans péter une dépression nerveuse… déjà que je m’étais fait peur cet été.

Je suis dans l’impasse…

Moi aussi, on m’écoeurait à l’école

1 décembre 2011

C’est rare que je fasse un billet en réaction d’un sujet d’actualité, mais pour cette fois-ci, je vais faire comme Nelson Dumais, en faisant à mon tour mon coming out parce que le sujet en question, soit l’intimidation à l’école me concerne moi aussi, même si mon cas était dénué de violence physique et de menaces sérieuses.

Pour les Européens qui ne le savent peut-être pas de quoi je parle : Cette semaine, l’intimidation chez les jeunes à fini par tuer une jeune fille de 15 ans, Marjorie Raymond, qui fréquentait une école secondaire de la Gaspésie. Cette nouvelle a ébranlé tout le Québec, d’autant plus que cette fille, qui était pourtant jolie, avait laissé une lettre de 4 pages, où sa décision de s’enlever la vie était directement liée aux années d’intimidation qui ont fini par lui crever la balloune qui frisait déjà son point de rupture. Vous trouverez facilement des articles à ce sujet sur Cyberpresse, TVA Nouvelles et Radio-Canada.

Or, à chaque fois que j’entends ou lis une histoire d’intimidation, j’ai toujours ce sentiment de me reconnaître chez ces jeunes qui sont soit « trop nerd », « pas bien habillé », « pas d’ici » ou quelque autre raison qui motive les brutes et les « bitch » à les écoeurer, les harceler, les bousculer, les battre et/ou les taxer. Et bien souvent, si on échappe au suicide, on n’en sort pas sans séquelles.

…et je fais partie de ceux qui se faisaient écoeurer à l’école.

Celle qui ne savait pas c’était quoi un « chum »

Quand tu as déjà une déficience de la vue et qu’on a déjà soupçonné de l’autisme parce que tu étais souvent dans la lune, alors que tu caches peut-être un TDA(H) (dont je suis déterminée à en avoir le coeur net une bonne fois pour toutes) et une douance non détectée (si au moins le test de la MENSA n’était pas si loin…) et que t’as des anxieux dans ta famille, t’es déjà à risque au départ.

Puisqu’on me croyait avec des traits autistiques, j’ai fait ma prématernelle dans un groupe d’enfants handicapés (où la seule autre fille du groupe était trisomique), puis j’ai sauté ma maternelle, ce qui fait que j’ai pu quand même commencer mon primaire à l’âge normal (6 ans).

Mais cela n’a pas pris de temps que les choses commençaient à se corser : Je ne savais pas c’était quoi un « chum ». Dans ma petite tête, c’était flou, donc j’ai cru un moment que un « chum », c’était un frère… donc vous pouvez imaginer les situations cocasses que ça avait causées. Et bien sûr, on ne me l’expliquait pas, parce que normalement, toute petite fille de 6 ans est supposée savoir ça… On me traitait de mongole et d’autres noms parce que j’étais différente… comme une petite geekette qui ne le sait pas encore qu’elle en est une, puisque j’étais la « petite bolle de service » qui s’intéressait aux sciences naturelles et aux maths et qui amait (et aime encore) beaucoup apprendre et avait des notes plus hautes que la moyenne. J’ai aussi eu droit à un petit morveux de maternelle qui baffait tout le monde et qui m’avait servi sa médecine même s’il était trop petit pour que ses baffes soient fortes.

Puis vers 7 ans, mes seins ont commencé à bourgeonner, ce qui fait que vers neuf ans et demi, alors que je finissais ma troisième années du primaire, j’avais mes premières règles et il fallait aller dans les boutiques pour arriver à dénicher un soutien-gorge qui ferait sur une fillette de neuf ans. Et comme si ce n’est pas déjà assez, j’ai hérité du gabarit généreux de ma mère, ce qui fait que j’avais développé des gros seins, des hanches généreuses et des cuisses fortes comme elle. La même années, lors de mes examens annuels à Québec, j’ai eu la honte de ma vie en voyant ma mère parler du fait que j’imitais les petits bonshommes fâchés à plat ventre frappant le sol. À partir de là, je ne l’ai plus jamais refait, puis l’anxiété sociale s’est mise à s’amplifier. Je commençais alors à avoir peur d’avoir l’air nouille et qu’on me juge pour une bêtise… Et à chaque fois que je me rendais compte d’une connerie que j’ai faite, j’en avais honte et ça n’a fait qu’amplifier cette anxiété qui n’a été diagnostiquée qu’à 25 ans.

Donc, durant le deuxième cycle du primaire où j’ai enfin commencé à avoir une définition plus précise de ce qu’était un « chum », non sans me mettre dans l’embarras plus qu’une fois avec le béguin que j’avais pour un garçon assez cool de ma classe, les remarques sur mes courbes ont commencé. On s’est mis à me demander comment j’avais fait pour avoir des gros seins aussi tôt et c’est à partir de là que ma mère s’est mise à m’habiller avec des chandails et T-shirt amples, pour camoufler les formes. On me disait aussi que j’avais un « gros cul » parce qu’en 5e année, j’étais la seule à avoir déjà fini sa puberté alors que certaines commençaient à peine à bourgeonner.

On répétait mes mimiques et réactions, ce qui avait pour effet de me mettre sans connaissance et il m’arrivait de péter une coche, mais sans jamais frapper, par peur que mes parents me disputent.

De plus, alors que j’arrivais à prendre l’autobus pendant que j’étais à la première école où j’ai fait la majorité de mon primaire (1re à la 5e année), c’en était tout autrement après le déménagement (mon père voulait se rapprocher du boulot). Dès ma première journée à la nouvelle école, malgré la présence du brigadier, des morveux me donnaient des jambettes (croche-pied) au moment où c’était le temps pour moi de débarquer de l’autobus pour revenir à la maison. Résultat : Le lendemain, ma mère me connduisait à l’école, puis pour la suite, j’avais un transport personnalisé jusqu’à la fin de mon secondaire.

Tout cela n’a eu rien pour m’aider dans mon anxiété.

Celle qui restait avec les « misfits »

J’entrais donc au secondaire, traînant mon anxiété grandissante et ma nerditude, et dès la première année, j’ai pété une première coche car on me traitait d’alcoolo, de droguée et de lesbienne, et les garçons en particulier étaient dans le coup ! Pendant que les filles de mon âge regardaient les feuilletons et autres séries de filles, moi mes intérêts étaient assez nerd. Sans jamais sacrifier mes études, je préférais jouer aux jeux vidéos RPG et regarder les animes de ce temps-là, plutôt que de faire la dinde regardant le feuilleton en vogue, et j’étais (et le suis toujours) aussi habile en maquillage qu’une geekette typée et je ne sais toujours pas faire une natte. La mode ? Je ne savais jamais c’est quoi qui était tendance ! …mais je n’ai par contre pas échappé à la vague Backstreet Boys (sic), et on m’agaçait avec ça, même si ce trip a contribué à ce que je ne me fasse plus traiter de lesbienne pour le reste du secondaire.

En secondaire 2, j’ai eu mon premier vrai petit-ami (alors que j’étais ENFIN venue à bout d’avoir une définition claire de « chum »), mais cela n’a duré que 2 mois, puisque les ragots et le côté envahissant de ce garçon ont fait que j’ai eu beaucoup de crises d’angoisse. Puis lorsque j’ai rompu, en lui redonnant symboliquement ce qu’il m’avait donnés, j’avais au moins du stress en moins et je m’étais alors dit que je n’aurai pas d’autre « chum » pour un bon bout… et mon célibat dure toujours car j’ai peur de revivre les mêmes angoisses.

Mais même si j’étais contente qu’on ne me traitait plus de lesbienne, cette relation a quand même continué de me hanter pendant 2 ans, car on m’écœurait avec ça avec cette foutue phrase « Tu sors-tu encore avec *nom du gars* ? ». Sans compter qu’il y avait une fille assez sournoise dans ses bitcheries et ses à-croires, ainsi qu’une fille « grande gueule » qui me lançait des pointes également… ainsi que les lançages de morceaux de gommes à effacer pendant que le prof avait le dos tourné !

Ce spectre de la relation a cessé de me hanter quand une amie d’enfance est entrée à la polyvalente en cheminement, alors que je commençais mon secondaire 4. Comme elle subissait de l’intimidation, on s’est tout de suite mises à nous tenir ensemble ainsi qu’avec une autre fille peu populaire (à cause de son bégaiement) et nous nous amusions à bitcher mon ex pour nous défouler… Bin oui, à force de se faire bitcher, ça finit par déteindre sur nous et on se met à sortir le méchant quand quelqu’un est con…

Et finalement, en secondaire 5, je me faisais embêter par mes voisines de casier à grands coups de « vite vite vite » ce qui, là aussi, me mettait sans connaissance ! Mais le pire a été lors de la messe précédant le bal de graduation. À la fin de la messe, tous les finissants devaient aller en avant pour chanter la chanson « Place des Grands hommes » de Patrick Bruel. Tout le monde avait eu une feuille… sauf moi ! C’était comme un coup de poignard pour moi et j’ai quitté la scène, en larmes. La crise d’angoisse, où j’avais des pensées noires, a été longue à calmer et ça m’a valu une crise de migraine… heureusement que j’avais mes triptans, sinon c’était foutu !

C’était la dernière fois qu’on m’écœurait ouvertement, puisqu’au cégep, la mentalité est totalement différente, où on n’est plus des gamins, mais des adultes capables de s’auto-modérer. Mais quand je repense à ce que je vivais au secondaire, je regrette parfois de ne pas avoir fait comme mon frère (qui se faisait intimider lui aussi, à cause de son TDAH), soit de passer outre la craindre de me faire discuter en donnant une bonne raclée à l’un de ceux qui m’écœuraient, pour leur signifier d’arrêter.

Et les ressources ? Bien sûr, il n’y avait ni Gris-Québec, ni la Fondation Jasmin Roy. Les visites chez la psychologue étaient mitigés : ils n’ont jamais pensé à la thèse du trouble d’anxiété, il a fallu que je demande une réévaluation psychiatrique pour le savoir ! Je m’étais déjà tapée une visite au local PASS et quelques visites chez le directeur suite à mes pétages de coche…

Et aucune fois, on ne m’a dit de m’affirmer… on me disait toujours d’ignorer, ignorer, ignorer… alors que justement, ignorer est considéré pour l’intimidant comme un consentement ! On ne m’a jamais réellement supportée pour une démarche pour me sortir de là !

10 ans après

Avec tout ce que j’ai vécu, j’en suis sortie avec une très faible estime de soi et une peur panique d’être jugée, et le fait que ça ne fasse que bientôt trois ans que j’ai eu le diagnostic de troubles d’anxiété sociale a fait que cette phobie a eu le temps de s’intensifier au gré des expériences difficiles sur le Web. Il a fallu que quelqu’un me gueule dessus pour avoir pris la défense de quelqu’un que je connais qui a un chat dégriffé, pour que je développe une peur panique et du cynisme vis à vis la cause animale. J’ai failli quitter le monde du libre parce que quelqu’un d’Ubuntu-fr me gueulait dessus pour une histoire de campagnes pour les maladies orphelines… Tout cela me rappelait inconsciemment l’intimidation que je vivais.

Donc oui, c’est pour ça que je fais des « kernel panic » quand par exemple on critique ma news de façon sèche comme ça vient de m’arriver ou quand un truc qui peut vous paraître anodin me met dans tous mes états …et que parfois, je bascule dans le rôle de l’intimidante quand je suis en colère contre quelqu’un qui m’a fait mal et que dans ce cas, je me mets à lances des pointes.

Même s’il m’en reste encore beaucoup à faire, j’assume mieux mon côté geekette depuis que j’ai développé un intérêt marqué pour l’informatique.

Si j’ai des enfants

Avec tout ce que j’ai vécu, si j’ai des enfants, je n’hésiterai pas à leur dire que je serai à l’écoute s’il se font écœurer (ce que je ne souhaite pour rien au monde), et de ne jamais s’en prendre à un camarade qui ne leur a rien fait. Et surtout, je m’assurerai que mes filles sachent la définition de « chum » quand elles entreront en première année !

Je finis ce billet en offrant mes condoléances à la famille de Marjorie Raymond, et en souhaitant que cette jeune fille repose en paix et veille sur sa famille.